Economie

Surtaxe sur les grandes entreprises : déplacer le débat de la taxation vers les achats aux PME

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2027, les députés ont rejeté la reconduction de la surtaxe sur les grandes entreprises, un revers pour le gouvernement dans sa recherche de recettes. Cette contribution exceptionnelle concerne environ 300 groupes réalisant plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, pour un rendement attendu de 7,3 milliards d’euros en 2026.

Jean-Christophe Conticello, entrepreneur en série (ADNEOM, Wemanity) et fondateur de Giants, propose de sortir d’un débat qui se limite à l’alternative « taxer ou ne pas taxer ». Son analyse porte sur l’incidence réelle de la mesure : soucieux de préserver leurs marges, les grands groupes répercutent généralement ce type de prélèvement sur leurs fournisseurs. Ce sont alors les PME et TPE sous-traitantes qui en supportent une partie du coût.

Il plaide pour un levier alternatif, fondé sur la commande plutôt que sur l’impôt :

  • une obligation, pour les grands groupes, de réaliser une part définie de leurs achats auprès de PME et TPE françaises et européennes ;
  • un dispositif d’incitation publique accompagnant cette obligation.

L’objectif est de substituer à une recette ponctuelle un effet durable sur l’activité, l’emploi et, à terme, les recettes fiscales, tout en favorisant l’émergence de futurs champions européens.

Bouton retour en haut de la page