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Protection universelle des nourrissons contre le VRS : la Colombie-Britannique et l’Alberta accusent un retard par rapport au reste du Canada, et des experts locaux de la santé exigent des mesures d’urgence

Un nouvel énoncé de position exhorte les provinces à mettre fin à la « loterie des codes postaux » et à élargir immédiatement la protection contre le VRS à tous les nourrissons

OTTAWA, Ontario--(BUSINESS WIRE)--Aujourd’hui, dans un nouvel énoncé de position, le groupe de revendication réuni par la Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC) pour la protection des nourrissons contre le VRS en Colombie-Britannique et en Alberta demande aux gouvernements des deux provinces d’adhérer aux recommandations du comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) et de mettre en place des programmes universels d’immunisation contre le VRS visant à protéger tous les nourrissons en prévision de la prochaine saison des virus respiratoires.



Alors que la plupart des provinces et des territoires canadiens ont adopté un programme universel d’immunisation contre le VRS pour tous les nourrissons, la Colombie-Britannique et l’Alberta demeurent parmi les seuls endroits à restreindre l’accès à ce vaccin aux groupes présentant un risque élevé. Dans son nouvel énoncé de position, la FFMC présente des recommandations fondées sur des données probantes pour aider ces provinces à se conformer aux lignes directrices nationales et à rendre cette protection accessible à tous les enfants.

Quand seuls les groupes à haut risque sont vaccinés, la plupart des nourrissons ne sont pas protégés

Au Canada, le virus respiratoire syncytial (VRS) est la principale cause d’hospitalisation des nourrissons. En effet, environ 1 nouveau-né sur 50 est hospitalisé chaque année1, et la plupart ne présentaient aucun facteur de risque préexistant2,3. En Alberta seulement, lors de la dernière saison du VRS, le virus a entraîné plus de 500 hospitalisations et plus de 60 admissions aux soins intensifs pour des nourrissons4. Du côté de la Colombie-Britannique, le nombre d’hospitalisations a doublé par rapport aux chiffres d’avant la pandémie5. Comme il n’existe aucun traitement, mais seulement des soins de soutien, la prévention demeure cruciale pour protéger la santé des nouveau-nés et alléger la pression sur le système de santé. Pour les nourrissons, le VRS représente une menace grave, mais évitable. Le virus cause souvent une détresse respiratoire, la nécessité de se rendre aux urgences, une admission aux soins intensifs ainsi que des complications à long terme (l’asthme infantile, par exemple). Dans les cas les plus graves, le VRS peut même entraîner la mort du nourrisson.

« Les données sont claires, et les recommandations nationales du CCNI sont sans équivoque : le moment est venu pour la Colombie-Britannique et l’Alberta de passer à l’action et d’adopter un programme universel d’immunisation pour protéger tous les nourrissons contre le VRS, a déclaré la Dre Shelley Ross, médecin de famille et coprésidente du groupe de revendication de la FFMC pour la protection des nourrissons contre le VRS en Colombie-Britannique et en Alberta. Limiter les mesures préventives aux catégories “à haut risque” rend une grande majorité de nos bébés vulnérables à une maladie grave et évitable. Quel que soit leur code postal, les nourrissons de l’Ouest canadien méritent un accès égal à ce vaccin qui pourrait leur sauver la vie. »

Des preuves concrètes en Ontario et au Québec

Des données provenant de l’Ontario et du Québec démontrent clairement qu’une immunisation universelle contre le VRS est bénéfique pour la santé publique. La première campagne d’immunisation universelle de l’Ontario a suscité un taux de participation élevé et le programme a connu un vif succès. Il a permis d’assurer la protection de 73 % des nourrissons, 69 % des nouveau-nés ayant reçu le vaccin avant leur sortie de l’hôpital6.

De son côté, le programme du Québec a permis de réduire de deux tiers le nombre de nourrissons hospitalisés en raison du VRS et a démontré une efficacité de plus de 85 % quand il s’agit d’éviter la nécessité d’admettre un nourrisson aux urgences ou aux soins intensifs7. Au Canada et ailleurs dans le monde, les données sont sans équivoques : les pays qui adoptent un programme universel d’immunisation constatent immédiatement une réduction marquée des cas graves de VRS. En conservant un modèle visant uniquement à protéger les groupes à haut risque, la Colombie-Britannique et l’Alberta choisissent d’accepter des taux élevés d’hospitalisation des nourrissons et d’admission aux unités de soins pédiatriques intensifs.

Un fardeau pour le système de santé, un accès inéquitable et des conséquences invisibles pour les familles

En l’absence d’un programme universel d’immunisation, les pics d’infection au VRS en hiver continueront d’entraîner un engorgement des salles d’urgence et des services de pédiatrie, ce qui compromettra la capacité de tous les patients à recevoir des soins. La situation est particulièrement critique dans les collectivités rurales et éloignées où les soins pédiatriques spécialisés sont rares : un transport aérien d’urgence est souvent requis pour transporter les bébés gravement malades à l’hôpital le plus proche.

Parallèlement, les décisions provinciales s’attardent trop sur les coûts hospitaliers à court terme et négligent les répercussions plus vastes sur la société. Or, une évaluation complète doit tenir compte des effets néfastes bien réels subis par les familles : pertes de salaire, frais de déplacement, stress émotionnel vécu par les parents, frères et sœurs… Les modèles financiers actuels font aussi abstraction des conséquences à long terme sur la santé des nourrissons, comme l’asthme infantile et les problèmes respiratoires chroniques. Les politiques fondées sur des données incomplètes ne montrent pas la vraie valeur économique d’un programme universel et retardent l’accès des nourrissons à une protection essentielle.

Un appel à l’action clair

Le groupe de revendication pour la protection des nourrissons contre le VRS en Colombie‑Britannique et en Alberta exhorte les gouvernements des deux provinces à agir dès maintenant et à mettre en œuvre des programmes universels d’immunisation contre le VRS conformément aux recommandations nationales afin de veiller à ce que tous les nourrissons, peu importe où ils vivent, aient accès à une protection qui pourrait leur sauver la vie lors de la prochaine saison du VRS.

À propos du groupe de revendication pour la protection des nourrissons contre le VRS en Colombie-Britannique et en Alberta

Réuni par la Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC), le groupe de revendication pour la protection des nourrissons contre le VRS en Colombie-Britannique et en Alberta est composé de membres dont l’expertise est reconnue dans les domaines de la médecine familiale, de la pédiatrie, des maladies infectieuses, de la médecine d’urgence pédiatrique et de la santé publique. Son objectif : remédier aux lacunes qui subsistent en matière de prévention du VRS.

Coprésidé par les Dres Shelley Ross et Vivien Brown, le groupe vise à promouvoir un accès équitable à l’immunisation contre le VRS, particulièrement pour les familles autochtones et celles vivant dans des régions rurales ou éloignées, qui subissent le plus les conséquences des politiques actuelles.

La FFMC encourage les personnes enceintes à discuter avec leur prestataire de soins de santé des options qui s’offrent à elles en matière de prévention du VRS. À l’approche de la saison 2026‑2027 du VRS, la FFMC enjoint également aux décideurs politiques d’aider à améliorer l’accès à l’immunisation.

Pour en savoir plus sur l’énoncé de position de la FFMC, rendez-vous sur le site web www.rsvprotect.ca.

À propos de la Fédération des femmes médecins du Canada

La Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC) est un organisme national reconnu pour son leadership et sa défense de la santé changeante des femmes. Elle s’engage à promouvoir le bien-être et la santé des femmes et des personnes qui s’identifient comme telles, tant au sein de la profession médicale que dans la population générale. La FFMC a une histoire riche de 100 ans au Canada, est membre de la division des organisations non gouvernementales (ONG) du Département des affaires mondiales des Nations Unies (ONU) et est membre de la Medical Women’s International Association (MWIA), ce qui en fait également un membre du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC). Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site web www.fmwc.ca.

1 Gouvernement du Canada. Vaccins contre le virus respiratoire syncytial (VRS) : Guide canadien d’immunisation (mise à jour : 2026)
2 Hall CB et al. Respiratory syncytial virus–associated hospitalizations among children <24 months. Pediatrics (2013)
3 Jorgensen SCJ et al. Burden of illness associated with RSV, influenza and COVID-19 in young children in Ontario. Open Forum Infectious Diseases (2024)
4 Gouvernement de l’Alberta. Respiratory virus dashboard
5 Canadian Medical Association Journal (CMAJ). Changes in hospital admissions associated with pediatric respiratory syncytial virus after the COVID-19 pandemic in Canada: an active surveillance study (2026)
6 BORN Ontario. 2024-2025 RSV Season Data
7 Carazo S et al. Nirsevimab effectiveness and impact on severe RSV outcomes. The Lancet Regional Health – Americas (2026)


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