Tue. Jun 25th, 2024

Marc Brütsch – Chief Economist et Michael Klose – CEO Third-Party Asset Management – Swiss Life Asset Managers

Dernières nouvelles du Covid-19

– Tandis que de premiers pays européens relâchent progressivement le confinement, la France, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni l’ont prolongé jusqu’en mai.
– Les annonces de premiers succès dans la quête d’un traitement ou d’un vaccin ont relancé les marchés boursiers durant la deuxième moitié de la semaine.

L’inflation succédera-t-elle à la récession ?

– En 2008-2009, la politique monétaire ultra-accommodante avait fait craindre une flambée inflationniste qui ne s’est jamais vérifiée. Pourtant, les même craintes resurgissent aujourd’hui.

– Les bas prix de l’énergie annoncent une inflation très faible en 2020, et les investisseurs ont encore le temps d’évaluer les risques d’une inflation future.

– A moyen terme, ils devront identifier les divergences entre la crise financière de 2008 et la récession du coronavirus due au confinement.

– Après 2008, l’austérité avait eu un effet désinflationniste. Cette fois-ci, les politiques monétaires et budgétaires sont mieux coordonnées, ce qui pourrait tirer les prix à la hausse.

– Le Covid-19 pourrait déboucher sur une démondialisation partielle, sans nécessairement entraîner une spirale inflationniste, les entreprises n’étant pas en position de répercuter l’augmentation de leurs coûts de production sur leurs clients.

– La crise économique actuelle est souvent à tort comparée à des situations de fin de guerre qui sont suivies par de l’inflation : le choc de l’offre dû au confinement a causé une sous-utilisation inédite de capacités de production pourtant intactes dans les infrastructures, l’industrie manufacturière et le marché du travail. L’écart de production ainsi créé doit d’abord être comblé avant que l’inflation ne représente un réel risque.

Réaction des marchés financiers

– Les marchés financiers ont fini la semaine dernière en hausse, soutenus par le ralentissement de l’infection en Europe, par l’optimisme autour des traitements ou vaccins possibles, et surtout par les plans de relance en Europe et aux Etats-Unis.

– Les chiffres publiés restent toutefois négatifs, d’où une volatilité persistante. Les résultats des entre- prises américaines étaient mitigés et leurs perspectives d’activité restent sombres.

– S’il est sans doute trop tôt pour relever sensiblement le risque de notre portefeuille, notons que la dette d’entreprises présente des écarts de rendements devenus attrayants et qu’elle profite du soutien indirect des banques centrales.

Facteurs à surveiller d’ici au 27 avril

– Sanitaire : pas de nouvelle flambée des cas confirmés, visibilité accrue sur les traitements/vaccins.

– Budgétaire et monétaire : le filet de sécurité existant devrait encore réduire la volatilité des marchés.

– Conjoncturel : indices provisoires des directeurs d’achats du secteur manufacturier (zone euro, Royaume-Uni, Japon) le 23 avril, indice Ifo allemand le 24 avril.

Le pic des cas de Covid-19 est-il atteint ?

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