Tue. Jun 25th, 2024

Entretien avec Nuno Teixeira

ACTION FUTURE 35 – Univers de la Gestion professionnelle

2009 aura été l’année du crédit, avec un rendement d’environ 20% pour la classe non spéculative et de plus de 60% pour les obligations spéculatives à haut rendement, les fameux High Yields. Ce segment de marché, qui connait un intérêt croissant chez les investisseurs, offrira encore cette année et en 2011 des rendements moins spectaculaires mais encore très attractifs, selon Nuno Teixera que nous avons interviewé.
Il nous dresse ici l’éventail des produits obligataires et nous dévoile entre autres les perspectives des marchés de taux.

P F : Pouvez- vous nous tisser un panorama des produits de taux ?
Nuno Teixeira : On peut faire une première grande segmentation par zone géographique. Nous avons ainsi les taux euro classiques pour les investisseurs de la zone euro, les taux américains, les taux asiatiques. La dette des pays asiatiques est une classe d’actifs intéressante peu connue mais qui a vraisemblablement vocation à se développer si l’on prend en compte leur importance au niveau mondial et leurs besoins de financement pour leur développement. Pour terminer, nous avons enfin les taux des pays émergents. À coté de la décomposition par zone géographique, on a ensuite une décomposition selon la qualité de rating (voir tableau 1). On peut avoir des produits purs souverains, il s’agit de dettes souveraines qui sont émises ou garanties par un émetteur souverain (un État généralement ou parfois une banque centrale). Il y en a assez peu parce qu’ils ne sont pas très demandés par les investisseurs particuliers. Ce sont plutôt des produits destinés aux investisseurs institutionnels. Il y a ensuite des produits « pur crédit » qui n’incluent pas la dette souveraine mais englobent des crédits d’émetteurs privés qui restent investment grade, c’est-à-dire qui ont des notations supérieures ou égales à BBB-. En général c’est beaucoup de BBB, A et un peu de AA, mais plus on monte dans la notation, moins il y a d’émetteurs privés. Il n’y a d’ailleurs que 2 ou 3 sociétés dans le monde qui bénéficient du fameux triple A. On peut également trouver des produits dits « agregate ». Ce sont des gestions qui intègrent à la fois la dette souveraine et du crédit investment grade. Les gérants doivent pour ces produits-là arbitrer pour être davantage positionnés de manière défensive sur de la dette souveraine ou au contraire plus sur le crédit ce qui va leur donner un surplus de rendement.

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