Sat. Jul 20th, 2024

ACTION FUTURE 31 – Investissement

Jean-Marie Laporte

Les pays de l’Europe de l’Est ont connu une forte croissance depuis 10 ans grâce à leur intégration croissante au sein de l’Europe et aux délocalisations industrielles des pays occidentaux vers ces pays. Dans de nombreux secteurs, on pense en particulier à l’automobile, au secteur bancaire et à l’énergie, les investissements occidentaux ont favorisé le développement de ces pays servis par une bonne compétitivité et une demande interne vigoureuse. Ces pays émergents en fort développement sont ainsi de plus en plus suivis par les investisseurs et les gestionnaires de fonds. Investir sur les pays de l’Est ne se résume cependant pas aux seuls pays de l’Europe de l’Est désormais membres de l’Union Européenne. Il faut inclure dans cette zone les pays de la CEI notamment la Russie, l’Ukraine, le Kazakhstan ainsi que la Turquie et les pays des Balkans, dont la Serbie et la Croatie. L’ensemble de ces pays ont bénéficié d’une croissance annuelle élevée, autour de 6% en moyenne sur la période. La crise financière et économique occidentale touche cependant aujourd’hui tous ces pays parfois aussi durement que certains pays occidentaux qui ont connu les excès de la spéculation immobilière (Irlande) ou financière (Islande). Au moment où la croissance de la zone connaît une forte chute, où plusieurs de ces pays font appel au FMI ou à l’Union Européenne, faut-il encore investir ? Le contexte actuel offre-t-il des opportunités d’investissement ?

La situation économique récente des pays de l’Est 
L’ensemble de la zone, 29 pays et 420 millions d’habitants a bénéficié ces dernières années d’une croissance trois fois supérieure à celle des pays d’Europe occidentale. La forte croissance s’explique par un retard important de cette région avant et après la chute du mur de Berlin, une période de baisse de la production très forte au début des années 90, et l’adhésion d’une certaine partie de cette région à l’Europe. En 2004, de nombreux pays sont entrés dans l’Europe : la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque, la Slovaquie, les pays Baltes ( Estonie, Lettonie, Lituanie) et la Slovénie. En 2007, la Roumanie et la Bulgarie sont également entrées dans l’Europe et d’autres pays de la région des Balkans sont aujourd’hui candidats à rejoindre l’Union. On peut citer la Croatie en 2012 et la Serbie en 2015. Au total, ce sont 10 pays qui ont rejoint l’Europe depuis mai 2004 représentant 120 millions d’habitants et un peu plus de 20% des habitants de l’Europe élargie à 27. Ces pays bénéficient ainsi d’un phénomène de convergence, de rattrapage car ils sont très loin d’atteindre le revenu moyen de l’Union Européenne. C’est ce qui explique la croissance élevée de cette région depuis le début des années 2000 qui s’est traduite par une croissance du PIB trois fois supérieure à l’Europe occidentale, soit une croissance moyenne de 5- 6% pour un taux d’inflation, relativement bas, de 6%. Il existe cependant des différences importantes selon les pays. Ainsi, malgré un taux de croissance du PIB de 4,9%, la Pologne subit un taux de chômage de 14,9%, le plus élevé de la zone, pour une population de 38,1 millions.

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