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Bourse en ligne : quelles sont les meilleures applications pour le grand public ?

Par moneyvox – site d’actualités, d’explications et de comparatifs sur la finance personnelle et le budget.

L’intérêt du grand public pour la Bourse ne se dément pas : d’après le baromètre de l’AMF, 35 % des Français comptent y investir l’an prochain, cinq points de plus que l’an dernier.

Parallèlement, les offres de trading boursier se multiplient. Aux banques en ligne (BoursoBank, Fortuneo, Hello bank !) et aux brokers (Saxo, DEGIRO)s’ajoutent de récents acteurs misant tout sur l’ergonomie mobile, comme Trade Republic, Revolut ou le Français Shares.

Mais à l’usage, quelles sont les meilleures offres pour le grand public ?
L’équipe de MoneyVox fin 2025 a testé en conditions réelles l’ensemble du parcours client– de l’ouverture à la clôture en passant par le trading–de 13 établissements financiers[1].

MoneyVox décerne ce jour ses Trophées de la banque au meilleur PEA et au meilleur compte-titres pour le grand public.

Ouverture : les néo-courtiers au-dessus du lot

L’une des principales promesses des nouveaux brokers – la facilité d’ouverture et l’ergonomie dans l’utilisation – est bien tenue. Shares et Trade Republic (sur le PEA), Revolut, Bunq et Bitpanda sur le Compte-titres se sont démarqués de la plupart des acteurs historiques de la Bourse sur la première partie de ce test.

« Chez ces acteurs, le processus est fluide, 100% sur mobile, et l’ouverture effective se fait en quelques minutes. A l’inverse, pour les acteurs traditionnels, les délais d’ouverture vont de moins de 24h… à plus de 15 jours. Mais il y a des exceptions : BoursoBank s’en sort ainsi très bien sur cette première étape sur le PEA. Chez d’autres, il a fallu parfois repasser sur desktop, ou passerpar le service client,pour réussir à finaliser l’ouverture » détaille Marie Rialland, Directrice générale adjointe de MoneyVox.

Tarifs et opérations : complexité et opacité

Une fois l’ouverture faite, le passage d’opérations – achats ou ventes d’actions, de fonds ou d’ETF – n’a pas été de tout repos. Les acteurs traditionnels gagnent ici des points grâce à une palette de produits disponibles très larges : nous avons pu acheter tous les fonds et actions visés… mais à des prix parfois très élevés dès qu’on sort de l’Europe. La formule de base du compte-titres de certains établissements (Fortuneo, Monabanq) n’est ainsi pas adaptée pour des actions internationales, même américaines. Il faut alors débourser plusieurs dizaines d’euros par achat, contre quelques euros auprès de la concurrence.

A l’inverse, beaucoup de néo-brokers ont trouvé leurs limites : chez Shares, impossible d’acheter des actions sur le PEA, chez Trade Republic, Revolut ou Bunq certains des fonds ou actions testés (pourtant très courants) n’étaient pas disponibles. Chez Bitpanda également, l’investissement se fait sur des produits dérivés, mais pas sur l’action ou le fonds en lui-même.

« On voit clairement deux modèles : des banques ou brokers en ligne un peu plus chers, mais offrant une large gamme de produits ; et des nouveaux acteurs, où les tarifs compétitifs et simplesà comprendre reposent sur une offre parfois réduite, ou sur des produits complexes pas toujours bien expliqués aux clients » résume Marie Rialland, de MoneyVox.

Clôture : trop de grains de sable chez les acteurs historiques

Ici aussi la différence de génération se fait sentir. Le processus est fluide chez les neo-brokers, où généralement tout peut se faire en quelques clics directement sur l’application. A l’inverse il faut souvent multiplier les étapes pour fermer un PEA ou un CTO chez les acteurs historiques : formulaire à remplir et à renvoyer chez EasyBourse, courrier signé à faire chez Bourse Direct ou passage par la case « Conseiller » chez BoursoBank par exemple.

Une valeur sûre pour le PEA, et un nouvel acteur sur le CTO, comme bons compromissur la Bourse

Au final, deux acteurs tirent leur épingle du jeu : BoursoBank sur le PEA, et Trade Republic sur le compte-titres.

BoursoBank cumule en effet un processus d’ouverture du PEA qui sans être le plus rapide est assez simple, des tarifs compétitifs, une gamme large sans frais de courtage sur certains produits et un service client réactif, même si le process de fermeture pourrait être amélioré.

Sur le compte-titres, Trade Republic fait partie des références en termes de process d’ouverture. Ses tarifs sont compétitifs, sensiblement plus que les établissements historiques, et le sont d’autant plus que c’est le seul neo-broker auprès duquel nous avons pu réaliser l’ensemble des achats souhaités.

« Sur le PEA comme sur le Compte-titres, aucun des grands acteurs du marché ne coche toutes les cases entre ergonomie, tarifs et transparence. Néanmoins, ces deux acteurs apparaissent comme un « bon compromis » pour permettre au grand public de découvrir la Bourse sans se poser trop de questions » conclut Marie Rialland, Directrice générale adjointe de MoneyVox.

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