Logement : la crise immobilière est devenue une crise du pouvoir d’achat
Et si la crise du logement était devenue l’un des principaux freins au pouvoir d’achat des Français ?
Aujourd’hui, 39% des Français déclarent avoir déjà renoncé à des dépenses essentielles pour payer leur logement.
Ce chiffre illustre une réalité préoccupante : la crise immobilière ne se limite plus à la hausse des prix, elle pèse directement sur la consommation, la mobilité professionnelle et les projets de vie.
Les jeunes sont particulièrement concernés avec un désir de propriété toujours présent mais une réalisation de plus en plus inacessible : 62% des moins de 35 ans souhaitent devenir propriétaires, mais seuls 21% pensent pouvoir concrétiser ce projet dans les prochaines années.
Autre paradoxe révélateur : 83% des Français souhaitent étendre l’encadrement des loyers, tandis que 81% sont favorables à un allègement de la fiscalité des bailleurs. Une double attente qui pose une question centrale : comment protéger les locataires tout en encourageant l’investissement nécessaire au développement de l’offre ?
Pour Thomas Danset, cofondateur de La Première Brique et expert en économie immobilière, le problème est avant tout structurel : le manque de logements disponibles là où se concentre la demande : « La crise du logement ne se réglera pas uniquement en aidant les Français à payer leur logement, mais en permettant à davantage de logements d’être disponibles. » Alors que la construction reste insuffisante, Thomas Danset défend une approche économique de la crise : accélérer la rénovation, faciliter la transformation de l’existant, relancer la construction et donner aux opérateurs immobiliers les moyens financiers de remettre des logements sur le marché.

