Wed. Jul 17th, 2024

ACTION FUTURE 52 – Forex

En 2013, l’indice S&P 500 a enregistré une performance nominale de 29,6% (+32,42% en prenant en compte les dividendes réinvestis), et ce après avoir pris près de 58% durant les quatre années précédentes. Il s’agit de la meilleure performance annuelle de l’indice phare de la Bourse de New York depuis 1997, ce qui s’est produit durant une période où la grande majorité des institutions financières ont revu leurs prévisions de croissance pour l’économie mondiale à la baisse. Alors que les marchés actions poursuivent leur ascension vertigineuse cette année, de plus en plus d’analystes et d’économistes s’inquiètent de la valorisation des actifs financiers et du semblant de déconnexion apparente entre les marchés financiers et les fondamentaux de l’économie mondiale, qui eux continuent de décevoir avec les difficultés dans les pays émergents, le ralentissement en Chine et la contraction inattendue de l’économie américaine au premier trimestre.

Je ne prétends pas vous convaincre qu’une crise sans précédent est devant nous et que les marchés actions vont chuter lourdement dans un futur relativement proche, car de toute façon je n’y crois pas vraiment. Ceci dit, il est quand même suspect de voir les marchés boursiers accélérer à la hausse dans un contexte où la croissance économique a du mal, elle, à faire pareil (à l’exception de certaines régions comme le Japon et le Royaume-Uni). Doit-on forcément conclure que les marchés boursiers sont aujourd’hui dans des bulles financières, qui finiront par éclater comme c’était le cas en 2000 et 2007 ? Lorsque l’on raisonne selon les fondamentaux de l’économie mondiale dont les prévisions de croissance en 2014 ont été encore révisées à la baisse de 3,2 à 2,8% par la Banque mondiale en juin, on a tendance à vouloir anticiper un grand rééquilibrage des prix des actifs financiers lorsque les investisseurs se rendront compte qu’ils ont surestimé les perspectives de croissance cette année et pour les années qui viennent.

Faisons l’hypothèse qu’un tel raisonnement soit correct. Même si les fondamentaux de l’économie mondiale sont moins favorables qu’on l’aurait souhaité (nous ne sommes pas non plus dans une période de crise…), dire que les marchés boursiers sont montés trop haut ces dernières années nous force à nous focaliser sur l’état de l’économie réelle alors que la vraie source de l’appréciation de ces marchés est surtout de caractère monétaire..

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http://www.action-future.com/index.php/2014/07/11/action-future-52/

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